L’Ivoirien Yaya Diomandé, auteur du roman Abobo Marley est lauréat à la première édition concours « Voix d’Afrique ». Ce nouveau concours d’écriture coorganisé par  RFI et les éditons JC Lattès, permettront au jeune ivoirien de publier son premier livre et de bénéficier d’une promotion en France.

Ils étaient très nombreux dans la course, il n’en est resté qu’un : Yaya Diomandé, jeune écrivain, traducteur/interprète et rédacteur web de trente ans vivant à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ancien docker, titulaire de plusieurs BTS, d’une maitrise en droit privé, Yaya Diomandé affirme avoir trainé son manuscrit dans plusieurs maisons d’édition ivoiriennes où il n’a pu obtenir qu’une proposition d’édition à compte d’auteur. Finalement, c’est le concours « Voix d’Afrique » dont le jury a été présidé cette année par Abdourahman Waberi, qui le révèlera au grand public, grâce à son écriture pour le moins polyglotte, poétique et positiviste.

Abobo Marley revisite l’une des thématiques les plus vieilles de la littérature africaine contemporaine : l’immigration clandestine vers l’Europe. Elle se nourrit d’un mal-être, d’un malaise, celui d’une jeunesse africaine ambitieuse, pour la plupart des cas, bien instruite, mais qui peine à sortir de la précarité financière. Entre tumultes, tribulations et utopie, l’Europe (Mbenguè) apparait comme l’idéal salvateur, et la clandestinité, la seule voie « accessible » pour y parvenir. Ce malaise, c’est celui de Koné Moussa dit Moses, le personnage principal du roman, cireur de chaussures et issu d’une famille pauvre où la mère occupe les deux rôles parentaux. Partant de son bien nommé Abobo Marley natal, il initie un périple périlleux vers l’occident, alliant trafics, contrefaçons, vols, passant même par la case prison, pour pouvoir soulager les peines de sa mère, et briser le signe transmis par son père démissionnaire.

Si on ne sait pas si Koné Moussa atteindra finalement son objectif, on sait par contre que pour ce succès, Yaya Diomandé bénéficie de la publication de son roman par les éditons JC Lattès, de sa promotion, et d’une résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris. De plus, le 2 octobre prochain, une soirée événementielle sera organisée à l’occasion de la sortie du roman à la Maison de la Poésie à Paris.

Michel Dongmo Evina

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