Le choix de Claude Njike Bergeret, connue comme la Reine blanche est celui de la valorisation de la culture africaine. Cette auteure, africaine dans l’âme et d’origine française parait comme une ambassadrice  des cultures et des valeurs africaines dans lesquelles elle a su s’imprégner. Elle  joue ce rôle de médiatrice entre les valeurs africaines et celles européennes à travers ses trois œuvres, toutes autobiographiques. La reine de Nku’tchup raconte de manière générale son parcours africain et dévoile avec lucidité et originalité les valeurs africaines dont elle a eu à côtoyer de plus près, notamment à travers son rang de Reine en pays Bamileké.

Dès la décennie 1970, ses actes ont contribué à améliorer l’image de l’Afrique dans le monde. En lui reconnaissant un humanisme autre, qui ne se pare pas d’un universalisme figeant, la reine de Njike a permis de dire cette autre histoire de l’Afrique  plus rayonnante et restauratrice. Un faire-valoir africain, celui des traditions endogènes.

En 1994, elle évoque son expérience de Reine blanche en chefferie Bagangté, dans son premier ouvrage Ma Passion Africain, publiée chez JC Lattès. Ce témoignage qui est une histoire à l’africaine nous plonge dans son univers et celui de la culture Bagangté, qu’elle présente sous ses plus beaux auspices. Claude Njike Bergeret raconte l’Afrique des villages, celle des cultures et des valeurs traditionnelles.

L’écrivaine fait l’éloge de cette civilisation, nous rappelle l’urgence de la préserver, mais aussi de la répandre. Un travail que prolonge ses deux autres ouvrages, La sagesse de mon village (2000) et enfin Agir d’un seul cœur (2009), chez le même éditeur. Avec Kemadjou Njanke, la Reine Blanche de Nku’tchup sera au centre du Festae 2020 !

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