Le présent colloque se veut une rencontre d’échanges et un bilan général de la littérature togolaise, à l’instar des journées d’étude organisées par leCoDIReL en 2013, 2014, 2015 et 2016, qui ont abouti à la publication de Littérature togolaise. Discours et figures d’autorité (2018, Éditions Continents).

L’objectif du colloque est de cerner de plus près les productions littéraires nationales et d’ouvrir des pistes pour un accompagnement théorique, critique et éditorial efficient de celles-ci. Nous optons pour un dépassement des polémiques qui ont agité la réflexion exégétique au sujet de la reterritorialisation des littératures africaines, pour concevoir chaque littérature nationale comme une sous-entité entretenant un rapport, non plus d’opposition, mais d’inclusion avec d’autres littératures nationales et l’entité fédératrice (littérature africaine). Ainsi le concept de « littérature nationale » acquiert une dimension pragmatique,en ce sens qu’il permet la prise en charge d’un corpus d’œuvres situées ou non dans un même espace géographique et partageant, sur la base de la quête de valeurs et d’aventures esthétiques, un fonds d’imaginaire social et psychologique lié à l’origine commune des auteurs.

À ce titre, la littérature togolaise, comme champ de recherche académique,nécessite une approche rigoureuse. La léthargie qui a souvent prévalu sur ce chantier – en dépit de quelques initiatives appréciables – est fondamentalement liée au caractère épars ou hétérogène du répertoire, et au déficit d’études critiques. On peut envisager ces deux problèmes tant du point de vue quantitatif que qualitatif.Quel que soit l’aspect considéré, la question qui resurgit est celle de savoir quels liens existent entre la conscience nationale et l’imaginaire collectif tel qu’il se reflète dans les œuvres littéraires. On assiste depuis deux décennies à un regain d’enthousiasme – réel quoique mitigé – dans la prise en charge de cette littérature. Cet éveils’observe chez tous les acteurs de la chaîne du livre (auteurs, lecteurs, éditeurs, promoteurs, mécènes, libraires, critiques, etc.) Au-delà du constat, il importe d’orienter la réflexion vers la recherche de solutions pratiques visant à harmoniser des dynamiques, afin de soutenir l’engouement autour de l’objet livre et de la création littéraire.

Les contributions devront s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1 : L’histoire littéraire

Les réflexions inscrites dans cet axe porteront sur la taxonomie, la périodisation, la question des supports du livre,l’évolution historique des genres et des formes littéraires, la problématique genre et l’expression littéraire féminine, les relations entre la littérature et l’histoire, les rapports de pouvoir et d’influence témoignant de l’existence d’un champ littéraire, etc. Quelques réflexions appréciables ont pu jeter des bases sur chacune de ces orientations thématiques. Le besoin d’un travail plus approfondi se fait cependant ressentir. Il s’agira, entre autres tâches, de capitaliser l’existant à partir d’une bibliographie quasi-exhaustive, de réaliser une critique serrée des sources, d’opérer des choix méthodologiques pertinents et d’élaborer une histoire littéraire cohérente.

Axe 2 : La poétique   

Autant l’histoire littéraire vise à faire ressortir les forces et les faiblesses de la littérature existante, autant la poétique peut en tirer des orientations pour la littérature vivante, celle qui continue de s’écrire. Le but de la poétique est de saisir les harmoniques du discours, de révéler au texte littéraire sa beauté et sa pertinence historique, mais aussi d’interroger ses limites thématiques et esthétiques.On pourrait également s’intéresser à d’autres champs de la poétique comme la poétique des valeurs, la géopoétique, etc.

Axe 3 : La didactique

Les préoccupations prioritaires amèneront les contributeurs à répondre aux questions suivantes : Quel est l’état des lieux de la portion réservée à l’enseignement de la littérature togolaise dans les programmes académiques ? Quelles sont les œuvres à considérer dans le répertoire des classiques de la littérature togolaise ? Quels critères déterminent le processus de consécration ? Comment concilier l’enseignement de cette littérature avec la logique des valeurs et des compétences pédagogiques ? Sous quelles formes adapter les textes sélectionnés en contenus pédagogiques ? Comment exploiter les atouts de l’intermédialité et des TIC au service de l’utilisation didactique des textes ?Par quels moyens susciter chez les apprenants l’engouement de la lecture et de la production littéraire ancrée dans l’expérience nationale ?

Vos propositions de communication devront comporter :

–          Des indications sur l’auteur (nom et prénoms, université d’attache, adresse) ;

–          Le titre de l’article ;

–          Un abstract de 250 à 300 mots indiquant clairement la problématique, la méthodologie et l’intérêt scientifique ;

–          Les mots clés (4 ou 5 mots).

Les propositions devront être envoyées au plus tard le 15 septembre 2019 aux adresses électroniques suivantes : codirel@hotmail.com et codirel@univ-lome.tg 

DATES: 29, 30 et 31 janvier 2020,

LOME, TOGO

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