Du 20 au 23 juin dernier, se tenait la première édition du Festival camerounais de Slam intitulé « Slameroun ». Quatre jours riches en ateliers de slam, conférences, compétitions et échanges entre des participants venus des quatre coins de l’Afrique. L’un des promoteurs de cet événement, le slameur camerounais Rodrigue Ndzana (r’N) revient sur quelques points marquants de cet événement…

ClijecMag : Le Slam, beaucoup de personnes ne connaissent cet art qu’à travers le virtuose Grand Corps Malade. A quand remonte la génèse de cet art au Cameroun ? 

r’N : Le slam camerounais est né vers 2005 grâce à une professeure de langue française, qui introduisit des ateliers de slam notamment au Lycée Fustel de Coulanges. Plus tard, ces mêmes ateliers seront ramenés à l’ancien Centre Culturel Français. C’est par ces ateliers que les Camerounais rencontrent le slam. Moi je le découvre en 2010.

CM : Comment vous est-il venu à l’idée de créer ce festival ?

r’N : L’idée est le résultat d’un parcours, des ateliers de slam depuis 2010, en passant par les premiers spectacles slam ‘‘Vendre10Slam’’du Nda Slam, le titre de champion national au Grand slam national, compétition impulsée par Faithfull, jusqu’à notre participation à la dernière coupe d’Afrique de slam à N’Djamena en 2018, d’où nous sommes revenus avec cette idée de festival.

CM : Le festival Slameroun 2019 c’est une brochette de participants étrangers (Comores, Gabon, Egypte…), comment avez-vous réussi à mobiliser les fonds pour cet événement, tant on sait que l’entrepreneuriat culturel n’est pas une sinécure au Cameroun ?

r’N : Nous n’avons pas encore le soutien des autorités en place pour ce festival et n’avons eu que notre courage. Je dois quand même noter que le MINJEC nous a donné un billet d’avion aller/retour pour la dernière coupe d’Afrique en novembre 2018.

CM : Une des activités phares aura été le concours national de Slam, comment évaluez-vous le niveau du Slam camerounais jusqu’à ce jour ?

r’N : Le niveau du slam camerounais est croissant, de très bons slameurs naissent de plus en plus et j’ai été très content de ce que j’ai vu sur scène.

CM : Vous avez placé cette édition sous le thème de la paix, quelles sont les armes du Slam pour un retour de la paix au Cameroun ?

r’N : Chacun doit, je crois apporter ce qu’il a. Et le slameur a ses textes et sa capacité à rassembler et à toucher.

CM : Slameroun 2019, le clap de fin a retenti, à quand la suite ?

r’N : Peut-être en 2020 nous nous réunissons dans les prochains jours pour tout décider


Propos recueillis par Michel Dongmo Evina.

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